Pour faire face à la hausse du prix des carburants dans un contexte de tensions internationales, l'État met en place une nouvelle indemnité carburant. Prévue par un décret du 30 avril 2026, cette aide d'un montant de 50 € vise à soutenir les actifs aux revenus modestes qui utilisent leur véhicule pour travailler et parcourent de longues distances.
Un dispositif ciblé sur les revenus modestes et l'usage professionnel du véhicule
L'indemnité carburant est destinée aux travailleurs, salariés comme indépendants, qui utilisent leur véhicule personnel dans le cadre de leur activité professionnelle, trajets domicile-travail inclus.
Pour être éligibles, les bénéficiaires doivent :
- être âgés d'au moins 16 ans au 31 décembre 2024 ;
- être domiciliés fiscalement en France ;
- disposer d'un revenu fiscal de référence par part ne dépassant pas 16 880 €.
Les personnes redevables de l'impôt sur la fortune immobilière au titre de 2024 sont expressément exclues du dispositif.
Le véhicule utilisé doit être un deux, trois ou quatre roues à motorisation thermique ou hybride non rechargeable, assuré et non déclaré comme endommagé. Sont exclus, notamment, les véhicules de fonction ou de service, les véhicules agricoles, les poids lourds et certains quadricycles lourds à moteur.
Un ciblage des "gros rouleurs"
L'aide est réservée aux personnes qualifiées de "gros rouleurs" par le décret. Deux critères alternatifs sont prévus :
- Soit plus de 15 km par trajet et par jour entre le domicile et le lieu de travail ;
- Soit plus de 8 000 km par an dans le cadre de l'activité professionnelle (trajets domicile-travail compris).
Montant de l'aide et modalités de demande
L'indemnité carburant est fixée à un montant forfaitaire unique de 50 euros par bénéficiaire. Un même véhicule ne peut ouvrir droit qu'à une seule aide.
La demande s'effectue exclusivement en ligne, via l'espace personnel sécurisé du contribuable sur le site impots.gouv.fr. Le formulaire est annoncé comme accessible à compter du 27 mai 2026, pour une durée de deux mois.
Les bénéficiaires doivent conserver, pendant cinq ans, l'ensemble des justificatifs permettant d'établir le respect des conditions (usage professionnel du véhicule, distances parcourues, assurance, etc.). L'administration fiscale peut procéder à des contrôles et récupérer les sommes indûment perçues en cas d'irrégularité. Elles peuvent être majorées.